- depuis 1931, il existe une charte internationale pour la conservation et la restauration des Monuments et des Sites ? Elle s’est d’abord appelée la Charte d’Athènes. En 1964, on l’a modifiée et rebaptisée la Charte de Venise.
- la Charte de Venise se base sur le principe que les œuvres monumentales sont chargées d’un message spirituel du passé, qu’elles demeurent dans la vie présente des témoignages de ce passé et que l’humanité se doit de les transmettre aux générations futures dans toute la richesse de leur authenticité.
- selon la Charte de Venise, « la notion de monument historique comprend la création architecturale isolée, aussi bien que le site urbain ou rural, qui porte témoignage d’une civilisation particulière, d’une évolution significative ou d’un événement historique. Elle s’étend non seulement aux grandes créations, mais aussi aux oeuvres modestes qui ont acquis avec le temps une signification culturelle ».
- en 1965, un an après avoir adopté la Charte de Venise, on a fondé le Conseil international des monuments et des sites, appelé aussi ICOMOS (pour International COuncil for MOnuments and Sites). Aujourd’hui, l’organisation compte des Comité nationaux dans plus de 107 pays, dont le Canada.
- ICOMOS considère un jardin historique comme un monument vivant.
- le 21 mai 1981, le Comité international des Jardins historiques ICOMOS-IFLA décidait de compléter la Charte de Venise en élaborant une charte spécifiquement pour la sauvegarde des jardins historiques. La réunion eut lieu à Florence et on donna à la charte le nom de cette ville. La Charte de Florence a été enregistrée le 15 décembre 1982.
- selon la Charte de Florence, un jardin historique doit bénéficier d’une approche quotidienne contrastant avec son usage exceptionnel comme lieu de fête. La Charte affirme que « la fête, accueillie exceptionnellement, devrait elle-même magnifier le spectacle du jardin et non le dénaturer ou le dégrader ».
- l’article 22 de la Charte de Florence précise que « lorsqu’un jardin est clos de murs, on ne saurait l’en priver sans considérer toutes les conséquences préjudiciables à la modification de son ambiance et à sa sauvegarde qui pourraient en résulter ».
- depuis avril 1982, il existe une Charte de conservation du patrimoine québécois, qu’on appelle la Déclaration de Deschambault. Elle a été élaborée par le Conseil des monuments et des sites du Québec (comité francophone d’ICOMOS Canada). À l’article II, on affirme que «Le patrimoine est une richesse collective, rare et non renouvelable». À l’article VII, on lit:«Le public a le droit légitime de participer à toute décision concernant des interventions sur le patrimoine». Et enfin, au point VII-B, «Lorsque le patrimoine est touché par une action précise, il en va de la responsabilité de l’intervenant de consulter le citoyen et de l’informer sur la portée de son intervention».
- en 2003, Montréal recevait la 8e Conférence mondiale des villes historiques. Ce fut l’occasion pour les maires et les représentants des villes participantes de signer une charte internationale qu’on a appelée la Déclaration de Montréal, où l’on affirmait ceci: «Nous prendrons tous les moyens pour assumer les responsabilités qui sont les nôtres en matière de reconnaissance, de conservation, de mise en valeur et de diffusion du patrimoine matériel et immatériel de nos quartiers et de nos villes, dans la perspective du maintien et de l’amélioration de la qualité de vie de nos concitoyennes et concitoyens».
- c’est sur la terre de James Morgan que l’on a ouvert l’avenue Morgan, aménagée comme un boulevard, avec terre-plein central et perspective sur l’édifice du vieux Marché. Le parc Morgan, dans son intégrité, participe à cette perspective urbaine unique à Montréal.
- l’organisation du jardin à l’anglaise en une succession de points de vue pousse les concepteurs à exploiter les accidents du site plutôt qu’à les corriger. Les reliefs deviennent ainsi des belvédères, les effondrements des grottes, etc. Le jardin est l’écrin de la demeure (ou du kiosque). Tiré de Jardins à l’anglaise dans Wikipédia
- Le square est généralement enclos de grilles, et soumis à des horaires d’ouverture et de fermeture. En France, contrairement au Jardin public ou au parc, il est interdit aux chiens. Tiré de Square dans Wikipédia
- L’Office québécois de la langue française a normalisé le terme « square », c’est le quasi équivalent du terme français « place ». Le terme « carré » est parfois utilisé dans le langage commun.
La Charte montréalaise des droits et responsabilités représente des normes minimales au sens de l’article 144 de la Charte de la Ville de Montréal. Elle est par conséquent applicable aux arrondissements selon les règles fixées dans la présente partie.
ARTICLE 5 | La participation des citoyennes et des citoyens aux affaires de la Ville contribue au renforcement de la confiance envers les institutions démocratiques, au renforcement du sentiment d’appartenance à la ville ainsi qu’à la promotion d’une citoyenneté active. »
ARTICLE 6 | L’épanouissement des citoyennes et des citoyens nécessite qu’ils évoluent dans un environnement physique, culturel, économique et social qui protège et enrichit l’habitat collectif.
ARTICLE 8 | La reconnaissance, la conservation et la mise en valeur du patrimoine concourent au maintien et à l’amélioration de la qualité de vie des citoyennes et des citoyens ainsi qu’au rayonnement de l’identité montréalaise. »
ARTICLE 26 | Engagements. Aux fins de favoriser la jouissance par les citoyennes et les citoyens de leur droit à la sécurité, la Ville de Montréal s’engage à :
a) aménager son territoire de façon sécuritaire ;
b) soutenir, avec l’appui des partenaires du milieu, des mesures spécifiques pour la sécurité des femmes(Qu’en pense la Marie Debout?) ;
c) encourager l’usage sécuritaire des espaces publics, notamment des parcs et des équipements collectifs et récréatifs ;
d) soutenir des mesures préventives axées sur la sensibilisation et la participation des citoyennes et des citoyens, en collaboration avec les responsables de la sécurité publique et civile ;
e) protéger l’intégrité physique des personnes et des biens. »
Montréal 13 avril 2007
Les AMIS DU PARC MORGAN
Monsieur,
Les AMIS DU PARC MORGAN ont perdu une belle occasion de pleinement valoriser leur parc dans le cadre largement plus important qu’est celui du PATRIMOINE HISTORIQUE de Montréal. Typiquement à trop de sociétés montréalaises qui veulent valoriser leur coin de patelin, les AMIS DU PARC MORGAN, projet sis dans un quartier HOCHELAGA-MAISONNEUVE, se limitent à cadrer leur projet dans une conception archaïque du Montréal à la mode des AMIS DE LA MONTAGNE.
Nous leur conseillons de visiter le site WIKI http://fr.wikipedia.org/wiki/Hochelaga_(village) qui décrit sommairement la bourgade HOCHELAGA visitée par Jacques Cartier ou encore le site http://jacquescartier.org/plan-hochelaga/index.html décrivant la contribution que fit VENISE en 1556 par son plan LA TERRA DE HOCHELAGA illustrant la visite de Cartier à la bourgade.
Chose des plus admirables pour Montréal, ce plan LA TERRA DE HOCHELAGA reproduit EXACTEMENT les présentes collines du Mont Royal. Au lieu de se gargariser de VENISE et de sa charte, les AMIS DU PARC MORGAN ont un comportement qui s’apparente à la position prise en 1938 par WD Ligthall, président du Musée McCord, qui bêtement déclara que ce plan était de la bouilli pour les chats. Une déclaration qui déshonore le Canada anglais.
Notre société refuse son appui à ce projet.
Nos respects
Pierre Larouche, président
Les Compagnons de Jacques Cartier - osbl - (514) 733 6689 president@jacquescartier.org
http://jacquescartier.org/compagnons/index.html
SVP confirmer réception du présent document. MERCI